
26 mars,
Enfin je peux de nouveau communiquer et pouvoir vous racontez. Oui, j'ai pu ressortir du Turkménistan dans le délai de 3 jours. Chose pas facile et je vais vous raconter brièvement mon parcours. J'ai pu voir ma voiture, le moteur est toujours à terre...faute de matériel ou de capacité le garagiste n'a pu effectuer une soudure correcte et doit changer le carter cylindres.
Il a lancé des recherches pour trouver la pièce et n'aura pas de réponse concluante avant huitaine. Délai dans lequel il devrait se prononcer définitivement sur la possibilité ou non de repartir avec mon cherokee.
Je ne pouvais attendre la réponse sur place, toujours une question de visa qui expire. Je suis donc de retour en Ouzbékistan où je vais bientôt me retrouver devant le même problème, mon visa ouzbèk prenant fin dans 10 jours... Je dois donc poser rapidement une demande de visa pour le Tadjikistan et là-bas redemander un visa Turkmène, si ma voiture est prête et si le coût de ces retrouvailles est dans mes possibilités...car je vais avoir à payer de nouvelles taxes de séjours, de dépassement de date etc...
C'est un peu le brouillard, car il se peut que de retrouver ma voiture devienne pécuniairement une bêtise. Mais il m'est difficile de prendre la décision et d'abandonner tant que je n'ai pas de certitude.
Pour l'instant le seul point positif de cet aller-retour Ouzbékistan/Turkménistan, c'est que j'ai pu reprendre mon traitement médical, récupérer mes logiciels, mon GPS, et surtout mon chapeau…! Coût de l'opération 6000 Km, 500 $ en moins et une grosse fatigue et de mieux comprendre le métier de portefaix...belle besogne que celle de bête de somme!
Je suis à Boukhara , où, trop fatigué j'ai dû faire étape. Sortie des tracasseries de la frontière à 18h, je n'ai pu aller plus loin avec un sac de sport qui à présent pèse 35 Kg + mon PC + mon appareil photo + ma sacoche avec mes documents personnels. Tailler la route à pieds... dur dur...le moral tient encore, mais le physique donne des signes de faiblesse, et oui...!!
Donc repos à Boukhara et demain étape d'endurance en bus jusqu'à Tachkent (18 h de bus! ) car le train est devenu trop onéreux.
A Tachkent recontact avec mon consul pour examen de la situation. Première constatation, j'écris pour essayer de mettre de l'ordre dans mes idées, et je viens de m'apercevoir que je n'ai pas d'idées...et pas plus de pétrole ! Mais je crois que j'ai "la frite" et comme on ne peut pas tout avoir, je vais donc en faire mon "plat du jour".
Salut amical et beaucoup de remerciements pour tous ces messages d'encouragement .
Jean-Simon